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14 para-juristes de N’Djamena ont organisé le 15 juillet 2016, à la Paroisse Saint Mathias Mulumba de Paris Congo, la restitution sur le mariage, à l’intention de la population. Le public était composé à majorité de femmes et des enfants. Tout a commencé par l’exposé sur le thème. Il était animé par le Point Focal de la 3ème promotion Koibaido Rémy et le para juriste Marsou Francois, les deux étant désignés par les autres para-juristes. Ils sont assistés dans ce travail par Madame Adoum Née Oyal Ngarassal Rebecca, Présidente du Collège des Conseillers et formatrice du PILC et Mr. Lamane Nguesangar, magistrat formateur du PILC.

Les participants1L’objectif de cette rencontre, a indiqué M. Koibaido Rémy, est d’expliquer au public les avantages et les inconvénients des différentes formes de mariage afin de permettre aux jeunes d’opérer un choix conséquent. Pour les exposants, le mariage est l’union volontaire d’un homme et d’une femme qui acceptent de vivre ensemble dans un foyer. Ils doivent avoir être âgés au mois de 18 ans. Sinon, il s’agit d’un mariage précoce, interdit au Tchad par la loi.D’après l’exposé, il y a deux formes de mariages à savoir le mariage coutumier et le mariage civil. Le mariage coutumier est validé par la dot. Le mariage civil en plus de la dot, doit avoir un document appelé acte de mariage. L’existence l’acte de mariage permet à la femme ou aux enfants d’hériter sans difficultés en cas de décès de l’époux et du père. Une veuve présente a témoigné que grâce à l’acte de mariage, elle a pu entrer récupérer le terrain de son mari confisqué pendant plusieurs années par sa belle-famille.Charge de projet1

La phase de questions a permis de lancer un débat riche entre le public et les para juristes. Djimta Roland, jeune célibataire a posé la question sur la meilleure forme de mariage à choisir. Les para juristes ont recommandé le mariage civil. Ils affirment que le mariage civil présent des obligations claires et dont la violation par l’un des époux est sanctionnée par la loi. « Le mariage civil permet  de préserver le foyer parce que l’un des époux ne peut pas faire de bêtises du moins en présence de son conjoint », a ajouté M. Lamane.

« Pourquoi l’homme se marie à l’église mais  abandonne son épouse pour courir derrière d’autres femmes » ? Une autre question posée par Reine Abakar, une petite fille âgée de 11 ans. La question a ému tous les participants. Un homme qui pose un tel acte n’a pas la crainte de Dieu, ont répondu les exposants.

Les participants, à l’exemple de Martine Rébeye, ont apprécié le thème et encouragé les para-juristes à continuer ce travail.

 

Restitution : c’est une activité  réalisée collectivement par les para-juristes d’une localité sous la supervision  des experts formateurs du PILC. Lors de cette session qui réunit un plus grand public par rapport à l’activité de sensibilisation, les para-juristes choisissent de faire l’exposé sur un thème de Droit ou de droits humains. Les experts suivent ce travail afin de corriger les lacunes constatées.