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Les consultations nationales du Plan d’action national (PAN) sur la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies 

Le 31 octobre 2000, le Conseil de sécurité des Nations unies adoptait la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité. Cette résolution reconnaît l’impact des conflits armés sur les femmes et les filles et œuvre pour la protection et la pleine participation de celles-ci aux accords de paix. Laquelle résolution est essentielle pour la promotion des droits de la personne, du développement et de la bonne gouvernance, en particulier dans des contextes de sécurité complexe, tels que celui du Tchad. Le pays ne dispose pas encore d’un plan d’action national pour la mise en œuvre de la résolution 1325. Tout de même, quelques progrès dans le développement d’un cadre juridique permettant de faire avancer les droits des femmes en garantissant leur protection et de veiller à ce que leurs contributions aux divers aspects de la gouvernance, du développement, de la paix et de la sécurité sont timidement reconnues et soutenues. 

Pour saisir l’opportunité d’une nouvelle approche plus inclusive, le Département Fédéral des Affaires Etrangères Suisse (DFAE) et l’Agence Espagnole de Coopération Internationale au Développement (Agencia Española de Cooperación Internacional para el Desarrollo) , dans le cadre du soutien au Ministère de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance du Tchad, a mandaté le Global Network of Women Peacebuilders (GNWP) (le réseau mondial des femmes meneuses de la paix), une ONG internationale et experte mondiale en la matière et le Public Interest Law Center (PILC), une organisation nationale qui travaille dans le domaine de l’accès à la justice, de la lutte pour l’égalité entre l’homme et la femme, les violences basées sur le genre ainsi que la promotion de la bonne gouvernance. Faisant front commun, ces organisations travaillent à faire connaitre l’importante contribution que les femmes peuvent apporter à la sécurité́ et à la réconciliation. Elles préconisent une représentation accrue des femmes dans la prévention et la gestion des conflits en soulignant la nécessité́ d’intégrer une perspective du genre dans la mise en œuvre des accords de paix, les processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) et la formation des soldats de la paix.

En Mai et en Août 2022, deux ateliers sur la résolution 1325 ont eu lieu à N’Djaména sur le thème : « Amplifier la voix des femmes pour une mise en œuvre inclusive et efficace : élaborer un plan d’action national sur les résolutions sur les femmes, la paix et la sécurité au Tchad ».

Travaux de groupe lors du 1er atelier PAN. Crédit Photo : PILC

Premier atelier d’écriture du Plan d’Action National sur la Résolution 1325 : Du 03-06 mai et 09-10 mai 2022 à N’Djamena

D’amblée, il est important de noter que l’objectif principal de cet atelier d’écriture est de contribuer à la rédaction et à la mise en œuvre du PAN de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour le compte du Tchad. Et plus spécifiquement, il était question de faciliter la rédaction du premier PAN Femme, Paix et Sécurité (FPS) du Tchad en développant une méthodologie précise, finaliser les objectifs et les résultats du PAN en ligne avec les activités de validations et les consultations sectorielles, valider et développer la théorie du changement et des activités concrètes pour chaque produit/résultat, élaborer un cadre de suivi et d’évaluation du PAN.

Cet atelier organisé par le Ministère de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance (MFFPE) du Tchad, a vu la participation des ministères sectoriels, des Partenaires Techniques et Financiers (PNUD, Union Africaine, UNICEF, Coopérations suisse et espagnole, Global Network of Women Peacebuilders, PILC, l’UNFPA, etc.), et des Organisations de la Société Civile (OSC). Plusieurs modules ont été abordés grâce à une méthodologie participative et inclusive fondée sur des présentations des expert.e.s, des travaux de groupes, des validations en plénière et des résultats  antérieurs des consultations locales et sectorielles.

Lancement de la deuxième consultation du PAN en août 2022. Crédit Photo : PILC

Les travaux de l’atelier d’écriture, animé par des expert.e.s du GNWP, du PILC et du MFFPE, etc. sont exécutés en deux phases. Il y a des travaux de groupes et des travaux réalisés en plénière, puisque l’approche se veut participative et interactive. Et le tout alterné par des pauses. Des échanges et discussions tout au long de l’atelier ont permis d’affiner les résultats des consultations locales et sectorielles.

Lors de ces premières assises, plusieurs points ont émaillé les échanges : la résolution 1325 et les bonnes pratiques (qui souligne les progrès et les lacunes dans la mise en œuvre de l’agenda ainsi que les bonnes pratiques et les questions émergentes dans l’agenda FPS), femmes, paix et sécurité dans le contexte tchadien, résultats des consultations sectorielles… le tout nourri par des échanges multiformes dans le but de garantir la pleine participation, significative et efficace des femmes et jeunes femmes diverses, y compris (les femmes handicapées, les retournées, les organisations des femmes de différentes confessions religieuses, les groupements féminins locaux/ruraux, les femmes arabophones, les femmes commerçantes, etc.), dans les mécanismes locaux, régionaux et nationaux de la prise de décision(le dialogue national, le Conseil National de Transition, le Comité technique spécial relatif à la participation des politico-militaires au dialogue national, les différentes structures de gestion des élections, les comités de gestion des conflits éleveurs-agriculteurs) ; Contribuer à la connaissance des lois concernant la protection des droits des femmes, notamment les mécanismes juridiques nationaux, régionaux et internationaux : la Convention relative à toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), la Charte Africaine des Droits et des Peuples, le Protocole de Maputo, la Constitution  du Tchad, La Loi n°006/PR/2002 du 15 avril 2002 portant promotion de la santé de reproduction, La loi n° 029 /PR/ 2015 sur l’interdiction du mariage des enfants ; l’ordonnance n• 012 du 22 mai 2018 instituant la parité dans les fonctions nominatives et électives en République du Tchad et son décret d’application no 0433, la Politique Nationale Genre (PNG) en 2017, et la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre ; garantir la pleine participation, significative et efficace des femmes et jeunes femmes dans les mécanismes de la prévention des conflits au niveau local, national et international ; Réduire et contrôler le trafic et la circulation des armes légères et de petits calibres…

Les échanges avec les participantes aux ateliers. Crédit Photo : PILC

Deuxième consultation nationale du Plan d’Action National sur la Résolution 1325 du conseil de Sécurité des Nations Unies : 03 août 2022 à N’Djamena

PILC mène des activités intégrantes de la mise en œuvre des résolutions FPS et à participer avec GNWP au processus de définition de la cartographie des priorités en vue de l’élaboration du PAN.  D’autres partenaires notamment le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour la Population (FUNUAP), le Fonds des Nations Unions pour l’Enfance (UNICEF), l’Union Africaine (UA) et la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) ont rejoint le processus en mettant à disposition leur appui financier, technique et matériels. Une feuille de route pour l’élaboration du PAN a été adopté et plusieurs activités ont été mené afin d’asseoir une démarche inclusive et participative pour l’élaboration du PAN afin d’en garantir l’appropriation par les différents acteurs au premier rang desquels le Ministère de la femme. 

Lors de cette deuxième consultation, il a été question de   Finaliser le Plan d’Action National (PAN) et requérir le feedback supplémentaire de différents partenaires afin de parvenir à la validation technique du document.

Accès à la justice et promotion de la Démocratie : la grande mission de terrain du collège des conseillers du PILC dans une dizaine de villes du Tchad 

Le PILC va toujours où les cris, les hurlements, les désolations… liés à l’injustice l’appellent. D’autant plus que cela ne manque point. De façon régulière, l’équipe du PILC effectue des missions de suivis et évaluation afin de s’enquérir des réalités du terrain de plus en plus loin de N’Djaména d’où sont pilotés les projets dans le but de s’assurer que chaque tchadien a bien accès à la justice. C’est très souvent l’occasion des rencontres, des jauges de l’effectivité des actions, de réajustement au besoin de mesurer l’impact des activités dans le quotidien des bénéficiaires et bien plus encore. 

L’équipe de la mission au centre d’écoute de la ville de Kélo. Crédit Photo : PILC

A l’origine de cette mission, un partenariat avec Pain Pour Le Monde (PPLM)

La mission du collège des conseillers du PILC pour le suivi des activités des para-juristes sur le terrain dans le cadre du projet “Accès à la justice et promotion de la Démocratie : éducation civique, sensibilisation, aide juridique et assistance judiciaire”, mis en œuvre par le PILC avec le soutien de Pain Pour Le Monde (PPLM) a duré une dizaine de jours. Ceci résulte d’un partenariat précédent entre le Public Interest Law Center (PILC) et Pain Pour Le Monde (PPLM) discuté avec la plus grande attention en décembre 2021 sur la situation sociopolitique afin de faire avancer la cause des droits de l’Homme au Tchad.

L’équipe en charge de la mission à N’Djamena. Crédit Photo : PILC

Au total, 04 Hub sont concernés par cette mission

Cette mission a commencé par le Hub 01 qui regorge les villes de Massakory, Koundoul et N’Djaména, puis, les Hub 2 et 03 qui regroupent les villes de Guelendeng, Bongor, Kélo et Doba et enfin le Hub 04 avec les villes de Koumra, Bedaya, Sarh. 

Dirigés et animés par les parajuristes, ces Hub constituent des points stratégiques dans le déploiement des activités du PILC, lesquels para juristes constituent indéniablement sa cheville ouvrière.

Un programme riche et varié a été déployé dans le cadre de cette mission

Il faut noter que c’est toujours un grand moment pour le PILC et son collège de conseillers d’effectuer des missions de terrain. Il y va du bon fonctionnement du PILC mais c’est également de grands moments de rencontres, des instants privilégiés où l’équipe est en immersion au plus près des réalités du terrain souvent amères mais avec l’espoir de la lumière du bout du tunnel.

La mission a présenté ses civilités aux autorités locales, discuté avec celles-ci sur les questions de droit de l’homme, d’accès à la justice… puis fait le tour des centres d’écoute du PILC qui reçoivent, orientent, conseils et assistent des personnes en situation de précarité judiciaire. Et enfin des discussions avec les parajuristes et les bénéficiaires de l’action du PILC en partenariat avec Pain Pour Le Monde (PPLM) sur l’impact réel des activités.

Rencontre avec Mme la Gouverneure de la région du Hadjer Lamis. Crédit Photo : PILC

Une mission idoine. Bien que…

C’est donc avec un sentiment global de satisfaction que la mission est retournée à N’Djaména après une dizaine de jours d’immersion dans les réalités des différents Hub. Consciente que les efforts devraient être multipliés, les actions accrues et les activités de terrain renforcées.

L’accès à la justice et les inégalités gagnent du terrain et le moindre effort qui lutte contre ces phénomènes est un appel à l’espoir.

Stop aux violations des droits humains. Crédit Photo : PILC

50 femmes réunies pour le deuxième atelier de renforcement des capacités des femmes leaders des partis politiques et des mouvements associatifs 

Dans le cadre de son projet consacré aux enjeux liés à la participation des femmes aux processus électoraux au Tchad, le PILC a organisé une deuxième formation du 12 au 14 juillet en faveur de 50 femmes leaders des partis politiques et des mouvements associatifs au CEFOD venues du Hub 03 (Moundou et Doba et du Hub 04 (Koumra et Sarh). Au total, ce sont 100 femmes formées en deux vagues qui ont bénéficié de cette formation.

L’alinéa 3 de l’article 21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme affirme que « la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote. » Ceci signifie donc que chaque peuple a le droit de choisir lui-même ses dirigeants et que personne ne doit s’imposer comme leader par la force.

03 jours de formation à l’endroit de 50 femmes. Crédit Photo : PILC

La Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples (Art.13), l’Acte constitutif de l’Union Africaine (Art.4), la Charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. La plupart des constitutions des pays africains, tout comme celle du Tchad, ont intégré les normes de la démocratie et donc des élections justes et honnêtes. C’est ainsi que la Constitution de la République du Tchad de mai 2018 dispose en son article 3, al. 1er que « la souveraineté appartient au peuple qui l’exerce soit directement par référendum, soit indirectement par l’intermédiaire de ses représentants élus ».

C’est donc pour créer un cadre adéquat à l’organisation des élections que la loi N° 003/PR/2019 portant code électoral, révisée le 1er mars 2019, a été promulguée. 

Il faut par ailleurs mentionner au passage que la participation des femmes dans les instances de décisions est constitutionnelle et s’est traduite par l’adoption de l’ordonnance N° 12/PR/2018 instituant la parité dans les fonctions nominatives et électives par, entre autres l’attribution d’un quota de 30% aux femmes dans les fonctions (…) électives.

La résolution n°66/163 adoptée le 19 décembre 2011 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Selon cette résolution, « …la démocratie est une valeur universelle qui procède de la volonté librement exprimée des peuples de définir leur propre système politique, économique, social et culturel et qui repose sur leur pleine participation à tous les aspects de leur existence ».

Il convient de noter que partout où l’on parle de démocratie, on parle aussi d’État de droit. En réalité, il existe un lien étroit entre la démocratie et l’État de droit.

Mais alors qu’est-ce que les élections ?

Le Lexique de science politique/Vie et institutions politiques définit l’élection en les termes suivants : « technique de désignation des gouvernants recourant à une procédure de vote ». Essayons de comprendre cette définition. 

•          Élire, c’est choisir une ou plusieurs personnes parmi d’autres en utilisant une technique appelée « le vote ». Mais quand on parle de vote, de quoi s’agit-il ? Le dictionnaire cité ci-dessus, nous fournit la définition suivante : Le vote, c’est une « procédure formelle destinée à dégager un choix collectif par le décompte de choix individuels ». 

•          Notons bien ceci : le vote permet de connaître le choix, la volonté d’un groupe. Ce groupe peut être de petite taille ou de grande taille ; par exemple : le groupe peut être une association de 3 personnes ; ça peut aussi être les habitants d’un quartier ou d’un pays tout entier.

•          Le vote est « une procédure formelle » ou « une technique ». Pour quelles raisons ? Le vote se déroule conformément à des règles bien précises. Pour connaître la volonté du groupe (par exemple lequel des candidats le groupe veut-il pour le représenter ?), il faut utiliser une démarche comportant plusieurs étapes successives. Ainsi, on demande tout d’abord à chaque membre d’exprimer son propre choix. Ensuite, on compte, par exemple ceux qui ont choisi A et ceux qui ont choisi B. Enfin, on compare les résultats. Si ceux qui sont pour B sont les plus nombreux, alors on déclare que le groupe a choisi B. Voilà, on est passé par la connaissance des volontés individuelles pour connaître la volonté de la majorité des membres du groupe !

Les femmes des hub 03 et 04 en pleine session de formation. Crédit Photo : PILC

Pourquoi la question autour de la participation des femmes aux processus électoraux est-elle au centre des préoccupations du PILC ?

Les évolutions sociologiques ne vont pas toujours en faveur des femmes. Le système patriarcal de plus en plus égoïste met à l’écart la femme et sa participation dans la gestion de la chose publique, la cantonnant à un rôle de ménagère. Depuis des siècles, des femmes à travers le monde ont dû se battre pour avoir le droit de voter, de conduire un véhicule, de choisir leur époux, de s’affirmer tout simplement. Et ceci reste une lutte du quotidien, toujours pas gagné d’avance. La preuve, on parle encore de l’équité dans la participation des femmes aux élections au Tchad. Preuve que les efforts ne sont pas encore suffisants vis-à-vis des femmes qui représentent ay moins 52% de la population tchadienne. 

Pour le PILC, chaque lutte est importante et celle-ci en particulier car plus de femmes dans la gestion des choses de la cité, c’est d’abord la garantie du respect des droits humains et ensuite l’assurance que celles-ci seront à même de mieux défendre leurs intérêts qu’ils ne les ont été jusque-là.

1er jour de formation au CAFOD. Crédit Photo : PILC

C’est pour cela que PILC a réuni au total 100 femmes de différentes corporations : leaders de partis politiques, mouvements associatifs pour les formés autour de plusieurs questions afin de les outiller en vue d’une participation plus équitable aux élections. Il s’agit entre autres du sens et de l’importance des élections dans un État démocratique, l’organisation des élections, les institutions impliquées dans l’organisation des élections, les infractions et sanctions afférentes aux élections. Mais pas que, il y a également eu les techniques d’animation, de sensibilisation et de plaidoyer et la question de la citoyenneté. Tout cela dans le but que les femmes soient outillées afin de véhiculer les valeurs démocratiques, les luttes pour la justice sociale et l’engouement des millions des femmes tchadiennes pour les questions électorales.

N’Djamena-Tchad : Séance de consultations juridiques

La Ligue Tchadiennes des droits des femmes, en collaboration avec le PILC (Centre juridique d’intérêt public) et APEF (Association pour l’épanouissement des femmes) ont organisé GRATUITEMENT une séance de consultations juridiques. Toutes personnes qui avaient des questions concernant la garde des enfants, les pensions alimentaires, les droits en tant que mère célibataire, etc. sont venues rencontrer nos experts sur la thématique. L’événement a eu lieu aujourd’hui 16 juillet 2021 à 15h 30, au siège du Yali Chad.

Public Interest Law continue de faire son bonhomme de chemin

Après 3 années d’absence, « Le Para Juriste » votre bulletin d’information est de retour.Cette absence a certes été préjudiciable tout d’abord aux para juristes qui ont perdu un outil important d’échange et de communication mais aussi les bénéficiaires et à toute la population de la zone d’intervention du PILC qui recevait gratuitement de l’information sur les droits humains et l’accès à la justice dans ces aspects les plus concrets. Réapparaitre était l’un des grands défis qui se présentait au PILC. Nous sommes ravis et reconnaissants à nos partenaires Pain pour le monde MISEREOR, la République fédérale d’Allemagne, Le fond spécial des Nations Unies pour la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles et le Fond National pour la démocratie (NED) dont le soutient a été essentiel pour la relance du bulletin « Le Parajuriste »

Depuis trois ans, PILC a considérablement grandi et est sur plusieurs fronts aussi cruciaux les uns que les autres. L’accès à la justice comme droit fondamental de la personne humaine, sous-tend toutes les autres thématiques que PILC affronte. Il s’agit notamment de la reconnaissance du statut et de l’amélioration de l’intervention des para juristes, de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, de la gestion de la situation d’urgence créée par la pandémie du COVID19, de la promotion de la démocratie et de l’état de droit, de la redevabilité des gouvernants et des entreprise, l’implication des femmes dans la gestion des conflits et leur participation au processus démocratique. Au regard de cette croissance rapide, PILC est obligé d’adapter sa structure en quatre (04) Hubs. Chaque Hub dispose de 2 Centre d’écoutes secondaires ou sont affectés un animateur chargé de coordonner les activités d’aide légale de prise en charge médicale et psycho-sociale ainsi que de sensibilisation en collaboration avec le para juristes. L’assistance judiciaire est assurée par un poold’avocat affecté à chaque Hub.

Grace à l’action du PILC à travers différents projets pendant les 3 dernières années37.331 personnes ont été sensibilisées parmi lesquelles 24 .116 femmes. 24 Cas de viols et d’abus sexuelles ont été enregistrés dont 18 cas de viols de mineurs.

Ce résultat conforte PILC dont la détermination est de favoriser l’accès à la justice aux personnes démunies qui constituent la frange la plus grande de la société tchadienne, en mettant un accent particulier sur les femmes.  Au Tchad, les femmes sont à plus de 80% touchées par la grande pauvreté qui les empêche d’exercer leur droit.

En plus les femmes sont victimes de violences physiques et morales qui les rendent encore d’avantage vulnérables. La faiblesse de l’état de droit et la quasi inexistence de la démocratie handicapent l’accès à la justice et amène le PILC à emprunter, quand cela est nécessaire la voix de la médiation et/ou l’utilisation des voies de recours non judiciaires.  

PILC travaille à faire reconnaitre aux femmes leurs droits humains et a utilisé d’une manière optimale leur capacité de résilience, leur aptitude à gérer les conflits. C’est pourquoi leur autonomisation économique leur participation aux processus démocratique à tous les niveaux ainsi qu’aux structures de gestions de conflits sont des stratégies que le PILC expérimentera d’ici les 3 prochaines années.

C’est l’occasion de saluerpremièrement l’esprit de sacrifice des membres du Collège des conseillers du PILC qui s’engagent bénévolement à guider et orienter PILC dans cette œuvre noble mais difficile, ensuite du personnel dans son ensemble qui fait montre d’engagement et d’abnégation en s’employant au quotidien, dans des circonstances parfois risquées à accomplir avec professionnalisme leur tâches afin de permettre au PILC d’atteindre ses objectifs.  Les parajuristes sont et restent la cheville ouvrière de l’action du PILC.  Pendant que plusieurs d’entre eux se sont désengagés pour des raisons diverses parmi lesquelles la question de la prise en charge financière, beaucoup continuent d’accomplir leurs tâches avec amour et abnégation pour le bonheur de leur communauté. Pour pallie run temps soit peu, la question de la motivation des PJ un fonds de défraiement est créé et attend la contribution de toute bonne volonté. Que Dieu bénisse les Para Juriste et le PILC

N’Djamena-Tchad: PILC forme les femmes leaders sur les questions électorales

Dans le cadre de son projet “Implication des femmes aux processus électoraux” financé par le Fonds National pour la Démocratie (NED), Public Intrest Law Center forme depuis hier les femmes leaders sur les questions électorales. L’objectif de cette formation est de contribuer au renforcement de capacités des femmes leaders, des associations de la société civile et celles des partis politiques sur leur participation au processus électoraux.

N’Djamena-Tchad : PILC forme les leaders traditionnels, religieux, et les agents de sécurité sur les Violences Faites aux Femmes et aux Filles

La salle multimédia du CEFOD a abrité deux jours (16/05/-17/05/ 2021) un atelier sur le thème violences faites aux femmes et aux filles. L’objectif de cet atelier est de contribuer à l’éradication des violences afin de favoriser le respect des droits humains de la femme et sa participation effective au processus de développement.

Formations des Parajuristes

PILC a formé à N’Djamena et à Moundou en Décembre 2020 les parajuristes et animateurs afin de renforcer leur connaissance des VFFF et qu’ils sachent identifier les viols et les abus sexuels.

A la fin de la formation, les participants se savent capables de restituer la formation à leurs pairs, comprennent et maîtrisent parfaitement le processus de prise en charge des survivantes des VFFF.

Formation des Militaires et Policiers

PILC a formé les Forces de l’ordre qui font partie du groupe de bénéficiaires secondaires du 05, 07 et 08 Octobre 2020. Ils auront la charge notamment de:

  • Former à leur tour leurs pairs au respect des droits de la femme et à la nécessité de l’engagement dans la lutte contre les VFFF
  • Offrir un accueil propice aux victimes des VFFF dans les commissariats
  • Adapter promptement les interventions dans les services de police secours
  • Dénoncer et lutter contre les VFFF.

Formations des leaders religieux

Le PILC dont la stratégie d’intervention est de s’attaquer aux causes fondamentales des violations des droits humains au Tchad, en favorisant l’accès aux voies de recours judiciaires et non judiciaires des personnes démunies, particulièrement les femmes et les enfants, voudrait engager les acteurs clés que sont les leaders Religieux et Traditionnels dans sa dynamique de lutte contre les VFFF, afin de maximiser son impact en faveur du respect des droits des femmes et des filles.

Ils auront la charge notamment de:

  • Former à leur tour leurs pairs au respect des droits de la femme et à la nécessité de l’engagement dans la lutte contre les VFFF

  • Sensibiliser les communautés au respect des droits de la femme

  • Prendre des positions claires quant à la lutte contre les VFFF

  • Dénoncer et lutter contre les VFFF.

A l’issue de la formation du 29 septembre au 01 octobre 2020, les leaders religieux et traditionnels savent identifier les abus sexuels et viols comme étant des pratiques néfastes ; ils comprennent leur rôle et responsabilité dans la lutte contre les VFFF et changent de comportement ; ils sont capables de restituer la formation à leurs pairs et acceptent de s’engager dans la lutte contre les VFFF.