Plusieurs organisations de la société civile tchadienne, notamment la Coalition contre l’impunité (CCI), l’Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme (ATPDH), le Public Interest Law Center (PILC) et l’Association des Femmes pour le Développement et la Culture de la Paix au Tchad (AFDCPT), expriment leur vive inquiétude face à la détérioration alarmante de la situation politique et sécuritaire au Tchad.
Elles dénoncent des violations graves et répétées des droits humains, marquées par :
des arrestations arbitraires de leaders politiques ;
des détentions prolongées sans garanties judiciaires ;
des restrictions croissantes des libertés fondamentales ;
et des pratiques assimilables à des enlèvements par des agents de sécurité.
Les signataires s’indignent également de la persistance de la détention de certains acteurs politiques, notamment à la suite de procédures jugées irrégulières, ainsi que de la répression visant des initiatives politiques pacifiques.
Ils rappellent que ces pratiques constituent de graves atteintes à l’État de droit, aux principes démocratiques ainsi qu’aux engagements internationaux du Tchad.
Exigences principales
Les organisations signataires appellent :
à la libération immédiate et sans condition des détenus politiques ;
à la cessation des arrestations arbitraires ;
au respect des droits fondamentaux, y compris la liberté d’expression et d’opinion ;
à la protection des femmes contre toute forme de discrimination ou de répression liée à leur statut familial ;
à l’ouverture d’un dialogue politique inclusif, transparent et crédible.
Un appel à la responsabilité
Les signataires tiennent les autorités pour responsables de toute atteinte à l’intégrité physique et morale des personnes détenues et appellent les partenaires nationaux et internationaux à soutenir activement un retour à un cadre démocratique respectueux des droits humains.
Ils réaffirment leur engagement en faveur d’un Tchad apaisé, fondé sur la justice, la dignité humaine et le respect des droits de chaque citoyen.
Fait à N’Djamena, le 29 avril 2026






